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Catégorie Au fil de notre Histoire...

68) Le Moyen Age : Le Catharisme. Lire la suite....

    Bonjour à tous ceux qui viennent prendre des nouvelles des Cathares et du Moyen Age.

    J'ai utilisé tout l'espace qui m'avait été attribué sur "blog4ever" et j'en profite pour déménager sur "over-blog"

    Je n'ouvre pas un nouveau blog, c'est tout simplement "la suite" des 67 premiers textes.

    Voici le nouveau lien :

http://lefildutemps.over-blog.com/

    Les trois autres petits blogs, ouverts bien plus tard, sont loin d'avoir épuisé tous les M.O octroyés et restent ici sur "blog4ever"

    Je vous remercie pour votre présence et votre fidélité.

     Avec toute mon amitié.


Posté le 03/08/2008 | 273 consultations | 4 commentaires | Voir et commenter l'article

67) Le Moyen Age : le Catharisme. Les Cassès.

                   Les Cassès


                                    (18 Stèles discoïdales-Photo Internet)


   A l'extrême Nord Ouest de l'Aude, les Cassès étaient totalement Cathares*.
   Le Diacre Bernard Bouffil y dirigeait une "maison".

   Les Cassès appartenaient au Castrum de Montgiscard et les Roqueville, seigneurs des lieux donnaient asile à tous les Cathares qui en faisaient la demande.
   Dans ce château, vivaient Alazaïs de Roqueville, une Parfaite et son fils le chevalier Raymond et son épouse Raymonde qui sera arrêtée et brûlée vive en 1245.

   Au printemps 1211, Simon de Montfort(44) qui s'était replié sur Toulouse, entame une chevauchée incroyable pour conduire les Croisés aux Cassès et à Montferrand.
   Il assiégea le village qui se se rendit très rapidement.
   Les religieux de l'armée croisée essayèrent de convertir, en vain les Cathares, alors Simon de Montfort fit dresser un bûcher et "avec une très grande joie" y précipita plus de 90 (ou 60 selon les écrits) parfaits et parfaites.

   Ce crime a tellement frappé les esprits du Sud Ouest que Montaigne en parle dans ses "Essais" quatre siècles après.

   Les de Roqueville furent épargnés, mais leur mère Alazaïs disparut sans qu'il fut possible de prouver que c'était dans le bûcher et Arnaud des Cassès, un Parfait a été brûlé plus tard à Montségur.

                (Photo Internet-L'homme de Belflou et un stèle tréflée)


   Les Cassès gardent quelques traces du château fort et d'un couvent du XIVe siècle et c'est contre l'église romane que sont alignées les treize splendides stèles discoïdales et un christ dit "bogomile" extrêmement rare.

           (Photo Internet - Stèle discoïdale- Le Christ Bogomile)


   Au Sud des Cassès, Montferrand, une place forte défendue par Beaudoin, frère du Comte de Toulouse. Il a résisté, puis il a négocié sa reddition et en devenant l'allié de S. de Montfort il trahit son propre frère quelques semaines plus tard à Bruniquel.

   Pas très loin de Montferrand, les châteaux de Montmaur et de la Pommarède furent tous deux occupés par Simon de Montfort.

             (Image Internet- Château de Montmaur)


   Et pour finir, il reste quelques fortifications du Diaconé de Labécède qui a accueilli entre autres Guilhabert de Castres.
   Son seigneur, Pagan était un Parfait. Cette place fut assiégée par Humbert de Baujeu avec les évêques de Narbonne et de Toulouse.
   La population, après avoir été écrasée par les catapultes fut entièrement massacrée "par l'épée et le pal".
   Les Parfaits, dont Géraud de Lamothe furent brûlés.




Posté le 24/07/2008 | 255 consultations | 18 commentaires | Voir et commenter l'article

66) Le Moyen Age : le Catharisme. Castelnaudary.

         Castelnaudary

 

   Bien avant la Croisade*, la ville de Castelnaudary était ralliée à l'hérésie*. Blanche de Laurac y dirigeait un couvent en 1205.

                    (Photo Internet)


   Cette ville était pratiquement sans aucune défense.

   Elle avait été abandonnée par Raymond VI (Texte-41) qui l'avait incendiée avant de partir.

                        (Photo Internet)


   C'est en 1211 qu'eut lieu la bataille de Castelnaudary.

   Le Comte de Toulouse allié aux Comtes de Béarn et de Foix, lança une grande offensive contre la Croisade.

   Simon de Montfort (Texte-44) n'avait pas beaucoup de soldats avec lui et il pensait qu'il courait au désastre.

   Tout va aller de travers.

   Quand le Comte de Toulouse arrive à Castelnaudary, les habitants ont déclenché une émeute, saccageant le faubourgs.
    Il fit bombarder le Château.

   Simon de Montfort(44) attendaient des soldats en renfort.
   Raymond-Roger de Foix les a attaqués et décimés avant qu'ils n'arrivent.
   Pour leur venir en aide Simon de Montfort(44) se porta à leur secours emmenant toute son armée avec lui.

   Le manque de coordination dans le camp des Comtes auquel il faut ajouter l'indécision de Raymond VI qui n'a pas attaqué le château au bon moment, provoquèrent la déroute du côté des Toulousains.

   Simon de Montfort fut victorieux grâce à son courage et à sa science militaire.

   Des Cathares* et des Parfaits* ont séjourné à Castelnaudary parmi eux Guilhabert de Castres (Texte-23), Bertrand Marty, Raimon Agulher et la Parfaite Raymonde Autier qui sera brûlée vive malgré sa réconciliation de courte durée avec le Catholicisme.

   Castelnaudary n'a pas conservé de vestiges de cette époque.

                    (Photos Internet)


   Non loin de là à Baraigne on peut découvrir des stèles dicoïdales*.

                        (Photo Internet)

        

   Et un autre village, Saint-Michel-de-Lanès où vécurent côte à côte en bonne intelligence Catholiques et Cathares, ils partageaient même l'église.
   Il fut totalement détruit par Simon de Montfort en 1212.

                       (Photo Internet)




Posté le 21/07/2008 | 241 consultations | 23 commentaires | Voir et commenter l'article

65) Le Moyen Age : le Catharisme. Bram.

             Bram (11)

             et  Laurac


                           (Photo Internet - Plaine du Lauragais)


   Entre Carcassonne et Castelnaudary, dans la plaine du lauragais on peut voir un bourg assez important : Bram qui s'appelait Eburomagus au Moyen Age.
   Bram est une circulade* c'est à dire que toutes les maisons sont disposées en cercles concentriques autour de l'église.

            (Photo Internet - Bram est une "circulade")


   Au printemps 1210 ce village fut assiégé par Simon de Montfort (Texte-44) qui en vint à bout après seulement trois jours de siège. C'était une place forte où les Cathares* vivaient sans se cacher.
   Pour  frapper les imaginations et annihiler toute résistance, il prit un clerc qui l'avait trahi, il l'attacha derrière un cheval et le fit traîner sur une grande distance.
   Pas mécontent du trouble causé, il s'est pas arrêté là. Il fit crever les yeux et couper le nez à une bonne centaine de prisonniers, puis il les envoya sous les remparts du château de Cabaret (Texte-35)

   Les Cathares Bertrand Marty et Raimon Agulher ont tous deux "prêché" à Bram.

   Au cours de la deuxième moitié du XIIIe siècle Bram deviendra un Consulat rattaché à la baillie* de Castelnaudary.

   La Parfaite Alazaïs Raseire, capturée à Montségur y fut brûlée vive

   Rien ne subsiste de l'époque Cathare.

   A l'Ouest de Bram se trouve Laurac qui a conservé son architecture ancienne et son église fortifiée.

                  (Photo Internet)


   Laurac était un diaconé* Cathare dès 1202.

   En 1208, un débat public a opposé le Vaudois Bernard Prim et le Cathare Isarn de Castres.

                   (Photo Internet)


   Plusieurs maisons  Cathares coexistaient, dont celle de Blanche de Laurac, trois de ses filles y reçurent le Consolamentum*.

   Vers 1242, la Parfaite Armande Bénech y fut brûlée.

   L'hérésie est restée très active jusqu'à la fin du XIIIe siècle.

   Au XIIe la place était un castrum* avec un donjon et des tours.

   Une seconde enceinte a dû être construite pour agrandir le castrum.

                     (Photo Internet)






Posté le 18/07/2008 | 211 consultations | 26 commentaires | Voir et commenter l'article

64) Le Moyen Age : le Catharisme. Montréal (11)

         Montréal (Aude)

Fanjeaux et Prouille.



(Photo Internet)




   Il reste peu de vestiges du Moyen Age à Montréal. Seule demeure l'imposante église collégiale fortifiée.

   A Fanjeaux, on a du mal à imaginer le rempart médiéval doté de quatorze tours. Par contre, subsiste sur le pont-aqueduc, une très belle croix discoïdale* du XIIIe, d'un côté on voit une main qui bénit le symbole de la Trinité et de l'autre un agneau portant une croix oriflammée.
   Cette croix dite "croix de Fanjeaux", de même que toutes les stèles discoïdales sont des œuvres de Catholiques.
   Pour les Cathares* sculpter une image de Dieu, adorer une croix considérée comme un instrument de torture ou diviniser un humain étaient des actes impensables.

                   (Image Internet)

 

   A l'époque du Catharisme*, les familles nobles étaient croyantes et pratiquantes.
    Le seigneur Aimery de Montréal a pourtant favorisé l'installation du Diacre Pierre Durand ainsi que l'ouverture de nombreuses "maisons cathares", dont celle de Dame Fabrissa Mazerolles.

                     (Photo Internet)


    Fanjeaux est situé sur un petit promontoire rocheux. Des légats cisterciens*, en 1206, parmi lesquels on retrouve Dominique Guzman (futur St Dominique), ont tenté d'évangéliser le Lauragais pour ramener les hérétiques* vers la religion catholique.

                    (Photos Internet)


 

    En 1207, à Montréal, s'est tenue une conférence contradictoire.
    Du côté des catholiques il y avait Saint Dominique et Pierre de Castelnau. Du côté des Cathares, Guilhabert de Castres(Texte-23), Benoît de Termes(Texte-47) et Arnaud Othon.
   C'est au cours de cette réunion qu'eut lieu le "miracle de Fanjeaux". La joute oratoire* entre Dominique Guzman et Guilhabert de Castres s'est terminée par l'ordalie*. Les écrits du Cathare ont brûlé alors que ceux du Catholique se sont élevés trois fois au-dessus des flammes, jusqu'à atteindre une poutre du plafond.
   Un tableau de Fra Angelico retrace la scène (Louvres)

                     (Photo Internet)


   Saint Dominique a séjourné à Fanjeaux de 1206 à 1215. Il a été nommé curé en 1214 et il s'est installé à Prouille (1,5 km de Fanjeaux) où il a fondé sa première communauté, après avoir vu une boule de feu tomber à cet endroit, y voyant un signe de Dieu.

                    (Photo Internet)



    La maison dite de Saint Dominique est une ancienne sellerie du château royal de Fanjeaux où il aurait séjourné, la transformant en oratoire.




Posté le 14/07/2008 | 183 consultations | 26 commentaires | Voir et commenter l'article

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